7 janvier 2016

UHD Premium : l'étape suivante

Ultra HD Premium
Un nouveau label arrive: "Ultra HD premium"

Il s'agit de différencier les afficheurs dont la seule faculté est de reproduire la résolution donnée de 3840x2160, appelés aujourd'hui 4K/UHD, de ceux qui feront de chaque pixel un pixel de qualité.

Pour être certifiés Ultra HD Premium, les téléviseurs et autres écrans UHD/4K devront obligatoirement :




  • Accepter et afficher une résolution de 3840 x 2160 pixels
 Le premier point est d'ores et déjà disponible dans le commerce.
  • Accepter et afficher une profondeur de couleurs d’un signal 10 bits
Le deuxième est une révolution et permettra d'obtenir une gradation plus douce des subtiles variations de couleurs, toutefois, la plage de couleur étant également étendue au BT2020 du signal d'entrée la nouvelle profondeur de bit servira à étendre aussi bien le gamut que la luminosité que la gradation.
    Comparaison REC709/BT2020/DCI-P3
  • Accepter un gamut conforme au triangle BT.2020 et d'afficher au moins 90% d'un gamut DCI-P3.
Ce point ci se montre le plus...tolérant, en effet, le téléviseur doit accepter un signal conforme au standard BT2020, excellente nouvelle, mais il ne doit se conformer qu'à une reproduction amaigrie de celui-ci soit 90% d'un gamut plus faible le DCI-P3,
Il convient néanmoins de relativiser cette concession en se rassurant, d'une part le contenu disponible en salles de cinema suit le standard DCI-P3 sorti en 2007 par la SMPTE et reproduire 90% de ceci sur son téléviseur est aujourd'hui déjà une avancée par rapport au standard Rec.709 aujourd'hui en lice pour les Blu-ray par exemple. Le DCI-P3 offre des rouges et des verts plus étendus alors que le bleu a la même coordonnée.
Au jour d'aujourd'hui une LG OLED peut atteindre 93% du gamut DCI-P3, une Samsung Nanocrystal 91% mais cela ne représente qu'une petite frange du marché. Alors que la tout récemment annoncée Panasonic DX900 annonce 99% dans sa formule 165cm (65")
En réalité, aujourd'hui aucune technologie ne permet d'afficher les couleurs du BT.2020, il faudra encore attendre de longues années pour y arriver cependant le fait que on impose via ce standard de qualité de déjà être compatible avec l'espace colorimétrique BT.2020 permet de garantir une future rétro-compatibilité.

On s'attend que les projecteurs Laser y arrivent avant les téléviseurs.
Le HDR est sujet en soi et il est à combiner au sujet ci-dessous:
  • Une combinaison de pics de luminosité et de niveaux de noir qui soit d’un ratio, au choix, de plus de 1000 / 0,05 ou 540 / 0,0005 cd/m². 
Une télévision classique actuelle tourne aux alentours de 250cd/m² et peut descendre à 0.05 cd/m² pour un LCD de course voire à un 0 absolu en OLED.

Afin d'offrir une plage dynamique bien plus élevée et ainsi arriver à reproduire les images les plus claires et sombres en même temps sans brulage ou bouchage la plage dynamique s'agrandit mais astuce: deux gammes sont proposées et on sent bien là qu'on ne veut pas froisser la guerre LCD vs OLED donc très forte luminosité pour les premiers, qui devront quadrupler localement leur luminosité (Local dimming obligé et quid des noirs?) et super super noirs pour les seconds.

D'ailleurs, les seconds ont un taux de contraste contraint de 1.080.000:1 alors que les LCD... : 20.000:1 vous avez dit HDR pour tous ?

En conclusion, on s'approche de l'an 2020 mais si l'objectif BT2020 semble hors d'atteinte, un grand pas a été franchi pour sortir du Rec.709, édité en 1990 toujours d'actualité pour les Blu-ray actuels, ce nouveau standard ambitieux a le mérite de permettre une nouvelle évolution qualitative en assurant, dès aujourd'hui, la compatibilité des appareils.







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